Alzons en Lozère
Carte IGN du circuit à vélo de 35,2 km Dénivelé et profil altimétrique du parcours

Boucle via l'Ardèche et Saint-Laurent-les-Bains

Code QR pour télécharger le tracé GPX Distance : 35,2 km. Altitude maximum : 1 051 m. Altitude minimum : 624 m. Dénivelé cumulé : 789 m.
Cartes IGN : Largentière La Bastide-Puylaurent Vivarais Cévenol (2838OT).

Depuis L’Étoile, dirigez-vous vers le centre du village, puis prenez en face la direction de Villefort. Continuez jusqu’au rond-point du Pradillou, tournez à droite et de suite à gauche sur la D573 en direction des Fagoux. Juste avant les Fagoux, prenez à gauche jusqu'à Saint-Laurent-les-Bains via les Anninacs, Sallèles et Tressols. Suivez la D4 sur 4 km via le pont de Ceytrou. Quittez la D4 dans la montée à un virage serré et prenez la petite route à droite jusqu'à Hubac et rejoignez la D573 jusqu'à Nicoulaud. Bifurquez à gauche et rejoignez la D151 un peu avant Alzons. Montez par la D151 jusqu'au Pradillou et La Bastide-Puylaurent.

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Dans cette province, le Haut-Vivarais et le Bas-Vivarais se partagent l’espace, le premier s’élevant dans le nord, le second s’étendant dans le sud. Les monts du Vivarais sont des sentinelles de pierre sur la bordure orientale du Massif central. La tour de Saint-Laurent-les-Bains s'élève fièrement sur un éperon rocheux dominant le village. Érigée au IXe siècle, elle a traversé les âges, ses six étages préservés par les villageois comme un sanctuaire. Perché sur les hauteurs de la vallée de la Borne, le village est couronné par la majesté granitique des Trois-Seigneurs, dont les flancs dévalent jusqu'aux toits qu'elle surplombe de plus de cent mètres, veillant sur les âmes en contrebas. La renommée de la station thermale de Saint-Laurent-les-Bains remonte à l'ère romaine, ses eaux à 53°C étant célébrées pour leurs vertus thérapeutiques. La Source de Saint-Laurent, née des entrailles volcaniques de la terre, est louée depuis le Moyen-Âge pour ses bienfaits. Les soins, tels que les bains de boue en apesanteur, les douches en piscine thermale, les cataplasmes et les séances de vaporarium, sont dispensés dans l'intimité de trois établissements thermaux, où les eaux coulent à travers des canaux souterrains pour offrir guérison et réconfort aux nombreux visiteurs annuels.

Il y avait autrefois, dominant les montagnes élevées de ces froides régions, quatre tours, celles de Loubaresse, de Borne, de Saint-Laurent-les-Bains et de Luc, au sommet desquelles brillaient, quand la nuit était sombre, les feux allumés d'un immense brasier, phares lumineux qui éclairaient au loin la contrée, et servaient de signaux pendant ces guerres féodales de seigneur à seigneur, si désastreuses et si fréquentes. De ces quatre tours, une a déjà disparu. Placée à mille deux cent quarante-deux mètres au-dessus du niveau de la mer, sur la bouche éteinte et comblée de l'un des plus anciens volcans du Vivarais, cette tour qui produisait, vue de loin, un effet si pittoresque et si saisissant dans le paysage, avait été respectée par le temps. Mais est venu, il y a moins de cinq années, un homme peu amateur de vieilles ruines, qui l'a fait abattre et raser jusqu'au sol, afin d'en employer les matériaux à la reconstruction de l'église paroissiale de Loubaresse. Des Chambons à Loubaresse, village composé exclusivement de muletiers, robustes et hardis montagnards qui ont le courage et l'adresse, moins toutefois la grâce et l'élégance coquette, des muletiers andalous ; et de Loubaresse au Chat-del-Bos, où passe la route qui conduit à Saint-Laurent-les-Bains, qui n'est plus qu'à une lieue de là, tout chemin largement frayé s'évanouit. On n'a devant soi que des prairies et des champs, à travers lesquels bêtes et gens s'en vont à l'aventure.